Randonnée à Belle-Île-en-Mer : faire le tour à pieds par le GR340

randonnée belle ile en mer

J’ai passé beaucoup d’étés dans le Morbihan en Bretagne, pourtant je n’avais encore jamais mis les pieds sur celle qui porte si bien son nom. Je revois ma mère me dire « il faut que tu y ailles, c’est magnifique ! ». Voilà qui est fait : nous revenons d’un long week-end à Belle-Île-en-Mer.

SOMMAIRE
1 – Randonnée à Belle-Île-en-Mer : les informations pratiques

1.1 – Comment se rendre à Belle-Île-en-Mer ?

1.2 – Où dormir à Belle-Île en Mer ?

1.3 – Où se ravitailler en eau et nourriture à Belle-Île-en-Mer ?

1.4 – Faire le tour de Belle-Île-en-Mer à pieds : quel niveau de difficulté ?

2 – Le tour de Belle-Île-en-Mer à pieds, étape par étape

2.1 – Jour 1 : du Palais à Sauzon

2.2 – Jour 2 : de Sauzon à Bangor

2.3 – Jour 3 : de Bangor à Locmaria

2.4 – Jour 4 : de Locmaria au Palais

Randonnée à Belle-Île-en-Mer : les informations pratiques

Faire le tour de Belle-Île-en-Mer à pieds est moins facile qu’il n’y paraît. Il est donc important d’adapter votre séjour et votre façon de découvrir l’île selon vos envies et votre forme physique.

Vue sur le Port de Sauzon, Belle-Île en Mer

Comment se rendre à Belle-Île-en-Mer ?

Nous avons fait le trajet depuis Paris, et ce fut un petit périple on ne va pas se mentir 😅

  1. TGV Paris Montparnasse-Auray (3h)
  2. Bus de la Gare de Auray jusqu’à la Gare Maritime de Quiberon (1h10)
  3. Bateau de Quiberon au Palais (45min)

Partis de Paris le vendredi après le boulot, nous avons passé une nuit à côté de la gare d’Auray pour rejoindre Belle-Île-en-Mer tôt le samedi matin. On a dormi dans un Airbnb juste à côté de la gare d’Auray, pour un prix hyper raisonnable, on vous le recommande !

Nous n’avions pas réservé le bateau à l’avance ni pour l’aller ni pour le retour. Pour nous, c’était une bonne chose car nous sommes finalement rentrés un jour plus tôt que prévu. En revanche si vous allez à Belle-Île-en-Mer sur une période plus chargée (juillet-août typiquement), pensez à réserver. Je crois qu’ils sont plutôt cools sur les modifications de billet a posteriori.

Où dormir à Belle-Île en Mer ?

Sur le chemin, nous avons croisé d’autres randonneurs qui comme nous découvraient l’île par le sentier côtier. Vous avez globalement le choix entre 3 façons de faire Belle-Île (nous les avons d’ailleurs mixées !).

L’avantage du camping, c’est de payer moins cher (quoi que) et d’avoir accès à des sanitaires ainsi qu’à l’électricité et un emplacement sécurisé.

Les gîtes sont certes plus chers mais le gros avantage est d’alléger considérablement le poids de son sac puisqu’il est alors inutile de s’encombrer d’une tente, de sacs de couchage etc.

Quant au bivouac (notre option favorite), c’est une philosophie 😍 C’est la solution la plus économique, et la plus proche de la nature ! On se réveille seuls face à des paysages de folie… Le revers de la médaille, c’est de devoir chercher chaque soir un endroit sûr, discret et à l’abris du vent. Quant aux sanitaires, vous oubliez la propreté pendant 3 jours 😆

Où se ravitailler en eau et nourriture à Belle-Île-en-Mer ?

Franchement, nous avons été surpris de voir si peu de points d’eau potable sur l’île ! On a même cru qu’on ne pourrait pas préparer la popote du soir entre Sauzon et Bangor (nous ? ne pas dîner ? pas possible !).

Points d’eau potable repérés sur Belle-Île :

  • Le Palais : à la gare maritime ou sur le quai Nicolas Fouquet
  • Sauzon : après les restaurants et le bureau du port, il y a un robinet assez visible
  • Bangor : sur la place juste devant l’épicerie Proxi
  • Locmaria : au camping municipal de Lannivrec, ou aux sanitaires à côté des terrains de pétanque dans le centre du bourg

Points de ravitaillement en nourriture :

  • Le Palais : au Spar (après la place de la mairie)
  • Sauzon : au Vival à côté de l’église
  • Kervilahouen : au bar de Kervi, qui fait aussi supérette
  • Bangor : au Proxi sur la place du bourg
  • Locmaria : au Spar dans le bourg, ou à la buvette alimentation à côté de l’église

Faire le tour de Belle-Île-en-Mer à pieds : quel niveau de difficulté ?

Eh…. je m’attendais à plus facile 😅 Le sentier côtier ne fait que monter et descendre, si bien que le dénivelé, la distance et le poids du sac font leur effet assez vite !

Je ne suis pas une grande sportive même si j’adore marcher. Je ne m’étais pas préparée du tout et je n’ai pas trop trop souffert, le GR340 est donc d’une difficulté moyenne. Par contre si vous n’avez jamais randonnée, préparez-vous quand même un peu, ou faites le tour en étapes et avec un sac à dos léger.

Quelques passages sont à flanc de falaise, pas évident si vous avez le vertige mais globalement le sentier n’est pas au bord du bord (ou alors vous pouvez vous écarter légèrement du chemin pour vous rassurer). Benoît a le vertige et pour lui ça a été, malgré quelques petites inquiétudes par endroit.

transition

Le tour de Belle-Île-en-Mer à pieds, étape par étape

Jour 1 : du Palais à Sauzon, l’étape avec le plus de dénivelé

Arrivés au Palais vers 10h30 le samedi matin, nous avons fait deux premiers stops avant de commencer notre périple à pieds. Premier stop : l’office de tourisme, pour prendre une carte de l’île ! La carte est plutôt bien faite, elle mentionne notamment les épiceries, points d’eau, camping etc. Deuxième stop… la boulangerie bien sûr ! On ne pouvait pas commencer cette première journée sans se choper un petit kouign-amann pour le dessert du déjeuner 😜

Pour rejoindre le GR340, il faut passer dans la citadelle Vauban, à partir de là le GR est indiqué. Je me suis tout de suite fait la réflexion que le sentier était vraiment bien balisé tout autour de Belle-Île-en-Mer d’ailleurs !

Sur cette étape, le paysage est vraiment beau. On traverse des landes colorés, on retrouve ces si jolis rochers breton que l’on aime tant et surtout : quelle tranquillité ! Il y avait peu d’autres marcheurs, on a pu pleinement profiter du sentier.

Une première étape pas évidente… il y avait beaucoup de vent, première fois que j’utilisais mes bâtons de rando et première fois que je portais mon nouveau sac. Bretelles mal réglées, chargement déséquilibré… et pour couronner le tout, du dénivelé sur le parcours ! « Ah mais je ne pensais pas que ça montait autant ! » cette phrase a dû s’échapper de ma bouche plusieurs fois (oups) ce jour-là. Bon en même temps c’est de ma faute, j’ai été plus assidue sur l’apéro que sur la salle de sport ces derniers temps… 👀

Nous nous sommes arrêtés sur le port de Sauzon pour déguster la bière locale, brassée sur Belle-Île : la Morgat. J’ai dégusté la bière blanche, et je l’ai trouvée vraiment très bonne !

belle ile en mer la morgat

Nous avons dormi à mi chemin entre Sauzon et la Pointe des Poulains. On a installé le bivouac en fin de journée, dans une petite clairière abritée par des arbres, un spot vraiment pas mal.

🧡🧡🧡 Notre moment préféré : l’arrivée sur Sauzon et la vue sur le port depuis là-haut, c’est trop trop beau.

Jour 2 : de Sauzon à Bangor, l’étape la plus difficile

Un magnifique lever de soleil sur la côte, un thé et nous voilà repartis ! Beaucoup moins de vent que la veille, et heureusement 😅 Je ne vais pas faire semblant… j’en ai chié. L’étape est très longue, et j’ai eu super mal aux pieds sur les derniers kilomètres. Marcher dans le sable m’a aussi bien fait râler 🤫

J’ai été un peu déçue par la Pointe des Poulains, c’est joli mais je m’attendais à mieux (il faut que j’arrête de fantasmer mes destinations). En revanche, toute la côte sauvage de Sauzon est magnifique !! Je prenais des photos tous les 100 mètres. L’eau est turquoise, limpide, et les rochers qui jaillissent de l’eau apportent un superbe contraste.

Les aiguilles de Port-Coton (que j’ai appelé Port-Croton pendant tout le séjour par erreur) nous ont aussi un peu déçus, on s’attendait à un panorama plus impressionnant.

A ne pas rater par contre, la plage de Port-Donnant ! Je ne m’attendais pas à voir une étendue de sable si longue sur Belle-Île en Mer. Des bronzeurs, des surfeurs et des randonneurs se côtoient dans ce coin-là. Je n’avais qu’une envie c’était de me poser sur la plage et de chiller pour le reste de l’après-midi… #dansmesrêves.

Plage de Donnant, Belle-Île en Mer

Ce jour-là, on a décidé que pour récompenser nos efforts, nous aurions à chaque fin d’étape le droit à notre petit apéro ! On s’est donc arrêtés au bar Le Kervi à Kervilaouen, sur le chemin de Bangor. On était heureux là, entourés des petits vieux venus au seul bar du coin pour se faire une partie de Scrabble ! En toute simplicité. (Suis-je obligée d’avouer que nous avons mangé une part de gâteau breton et une part de far ?) Le bar a aussi une partie supérette, hyper pratique si vous voulez acheter à grignoter pour le soir.

Nous n’avions pas repéré d’endroit sympa et à l’écart pour faire du bivouac. Par simplicité nous avons donc monté la tente dans un camping non loin du bar, au Kernest. Je ne vous le conseillerais pas car je le trouve trop cher ! Certes il y a une piscine, mais les sanitaires ne sont vraiment pas assez entretenus à mon goût.

Jour 3 : de Bangor à Locmaria, l’étape la plus facile

L’option camping nous a permis de prendre une douche, recharger nos batteries (celles des corps comme celles des appareils multimédias) et faire le plein d’eau potable. Le matin nous prenons la direction du bourg de Bangor, et nous en profitons pour faire 2-3 courses pour la suite du périple.

Nous avons pas mal marché dans les terres ce jour-là, cela nous a permis de couper quelques kilomètres de la côte. J’ai trouvé que cette étape présentait moins de dénivelé (ou peut-être que cela ne pouvait pas être pire que la veille de toute façon ?). Le parcours est plutôt plat au début, avant de montrer quelques montées et descentes plus pentues… mais j’avais le matin même décidé que « aujourd’hui, je ne râlerai pas » haha. Et j’ai tenu ! J’ai l’impression que cela a eu un effet psychologique : pas le droit de me plaindre, good mood et moins de difficulté à avancer.

Sur les côtes, on rêvasse en croisant plusieurs jolis voiliers arrêtés pour profiter de la pause déjeuner (voire l’après-midi ?), et la côte qui est encore et toujours magnifique.

Très mal aux jambes sur la fin, mais bien arrivés à Locmaria. Ce village est tellement mignon ! Evidemment, on se dirige vers …. vers ?? Le troquet du village. Et oui, ce jour 3 n’a pas dérogé à la règle : après l’effort le réconfort. Nous avons siroté nos Morgat, en terrasse, à la buvette juste en face de l’église. Que demander de plus ? Un dîner non lyophilisé ? Voeu exaucé : nous avons dîné à la crêperie juste à côté : l’équipage. Bon, les crêpes n’étaient pas folichonnes même si bien garnies.

Nous avons planté la tente au camping communal de Lannivrec, non loin de là. Il était officiellement fermé à cette époque mais l’absence de barrière d’entrée nous a incités à y passer la nuit en toute discrétion (bon, on avait un peu l’impression d’être des voyous, j’avoue).

Jour 4 : de Locmaria au Palais, l’étape la plus rapide

Hallelujah. C’est le mot qui vient directement en tête quand vous pensez que c’est le dernier jour de cette randonnée 😇

La météo annonçait de la pluie à partir de midi, nous avons donc décidé de couper un peu à travers terre pour raccourcir le chemin. Je ne me sentais pas vraiment de randonner sous une pluie battante !

Bonne nouvelle : cette étape est facile. Rien de plus motivant que d’imaginer Le Palais poindre le bout de son nez après le prochain virage ! (Je vous le donne en mille : beaucoup de faux espoirs, lol).

2 commentaires

  1. J’ai passé quelques semaines à Belle-Île-en-Mer pendant mes vacances en 2018 et c’était magnifique. Malheureusement, je n’avais pas encore découvert ce blog qui m’aurait été très utile pour ce séjour.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *